Plongeon dans l’histoire…

La piscine municipale se situe dans le parc François 1er, Entre le centre-ville de Cognac et la vallée de la Charente.

Site classé depuis 1945, Le parc François 1er doit son nom à la légende qui raconte que lors d’une promenade, Louise de Savoie, enceinte et prise de douleur, aurait donné naissance au roi de France en 1494 au pied d’un orme.

Le parc est acheté par la commune en 1885. Elle fait alors appel à Edouard André, architecte paysagiste de renommée internationale, pour définir un plan d’embellissement. Ce projet ambitieux comporte de nombreux aménagements : salle des fêtes, gymnase, piscine, serre de culture… un lieu à vocation populaire. Son ampleur et son coût en condamnent l’exécution.

Top Chrono…

À Cognac, la natation s’est développée en même temps que la pratique de l’aviron, à la fin du XIXe siècle. Les bras de la Charente sont alors des lieux idéaux pour se baigner. Des premières « piscines » sont aménagées sur le fleuve : l’Aquatique d‘abord puis le Neptune qui fermera ses portes avec l’ouverture de la nouvelle piscine.

En 1963, la construction de la piscine municipale commence.

Le projet de Charles Pavid, architecte installé à Cognac, comprend alors la création d’un bassin olympique de 50 mètres de long. Suite à un défaut de conception, l’épaisseur du carrelage ne va pas permettre l’homologation du bassin. Il mesure encore aujourd’hui 49,99 mètres. Par conséquent, la piscine n’a jamais pu accueillir ni compétition, ni stage de l’équipe de France comme prévu initialement…

La construction de la piscine va connaître un autre désagrément : les plans du grand bassin ont été inversés. La partie la plus profonde a été installée du mauvais côté suite à une erreur du contremaître. Il a fallu combler la parte creusée et inversement pour respecter les plans initiaux.

La piscine municipale est inaugurée en 1965. Avec son bassin découvert de huit couloirs, un plongeoir, une pataugeoire, un bassin d’initiation et un snack la piscine est devenu un lieu populaire pour les Cognaçais et cela pendant plus de cinquante ans.

Cet équipement est complété par la construction de la piscine couverte dans les années 1970, dans le cadre de l’opération nationale « 1000 piscines ». Le 31 août 2018, la piscine municipale ferme ses portes et laisse place au complexe X’EAU situé sur la commune Châteaubernard. Aujourd’hui, l’association investit cette friche en créant un lieu de vie et d’expression culturelle, continuant ainsi à faire vivre le lieu.

Aujourdh’ui…

LE PEDILUVE investit cette friche en créant un lieu de vie et d’expression culturelle, continuant ainsi à faire vivre le lieu. Ce un tiers-lieu associatif et éphémère, se transforme en lieu de création et d’inspiration. Les artistes qui ont une pratique d’art contextuel (graffiti, street art, néo-muralisme, land art, art numérique…) et les cultures urbaines y sont mis en avant dans toutes leurs diversités, avec des performances artistiques et des événements in situ.

LE PÉDILUVE, c’est à la fois un centre d’art et de création, un lieu culturel, une ouverture vers un parcours urbain et un lieu de vie pour travailler, échanger, partager …